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Paris la blanche
France | 2017 | 01h26
Réalisation : Lidia Leber Terki
Avec : Tassadit Mandi, Zahir Bouzerar, Karole Rocher
Sans nouvelles de son mari, Rekia, soixante-dix ans, quitte pour la première fois l'Algérie pour ramener Nour au village. Mais l'homme qu'elle finit par retrouver est devenu un étranger.
Premier Prix Alice Guy


Les retrouvailles d’un couple algérien séparé par l’exil. Emouvant.
Dans la galaxie de l’immigration algérienne, je demande la première génération, celle de ces dames “invisibles” et de ces papys discrets que l’on voit parfois papoter sur les bancs publics de nos villes ou jouer aux dominos dans les cafés maghrébins. Ils ont aujourd’hui entre 70 et 80 ans, sont peu filmés (on se souvient de quelques belles scènes dans La Graine et le Mulet d’Abdellatif Kechiche), et on sait gré à Lidia Leber Terki de leur avoir consacré ce film sensible.On y suit la belle septuagénaire Rekia, qui quitte son village kabyle pour prendre le bateau direction Marseille, puis le train pour Paris, afin d’y retrouver son mari, Nour, pour le ramener enfin au pays. De ce voyage, elle ne dit rien à ses enfants, qui en veulent à leur père de les avoir abandonnés. Au bout de son trajet labyrinthique, au cours duquel elle aura croisé la question des migrants, écho contemporain de son vécu, elle finit par retrouver Nour dans un foyer de banlieue.

L'amour dure cinquante ans
Paris la blanche est tissé de subtilité, de non-dits parlants, de grande douceur aussi pour dire les conséquences de long terme qu’inflige aux êtres l’exil contraint : couples séparés, familles rompues, transmission brisée, écartèlement identitaire, déracinement impossible à ré-enraciner quelque part. Une litanie de maux sculptant sur le long terme les vies (et les visages) de ce couple fatigué mais digne, contrebalancés par un amour résilient d’autant plus poignant qu’il s’exprime pudiquement.
Lidia Leber Terki filme cette histoire simple mais riche de sens avec beaucoup d’attention, de patience, de délicatesse, bien épaulée par Tassadit Mandi et Zahir Bouzerar, ses deux comédiens remarquables. “L’amour dure trois ans”, disait Beigbeder. Ici, il dure cinquante ans, envers et contre toutes les entraves de l’histoire, et c’est très poignant.

Serge Kaganski, Les Inrocks

Le Prix Alice Guy récompense le meilleur film français ou francophone réalisé par une femme et sorti dans les salles françaises en 2017. Son ambition est de pallier la récurrente absence de réalisatrices au palmarès des grandes récompenses annuelles.
« En 43 éditions, une seule femme a reçu le César du meilleur réalisateur et seulement quatre films de réalisatrice celui du meilleur film. Il est grand temps de reconnaître et de valoriser aussi le talent des femmes » selon Véronique Le Bris, créatrice du Prix Alice Guy et rédactrice en chef de cine-woman.fr
Alice Guy (1873-1968) est la pionnière du cinéma mondial ayant eu la carrière la plus longue et la plus variée. De 1896 à 1920, en France puis aux Etats-Unis, où elle a créé son studio de production, la Solax, elle a réalisé plus de 200 films en tous genres : western, comédie, opéra sonorisé, fantastique…et a ainsi inventé un pan entier du cinéma.
Le Prix Alice Guy, ainsi nommé en l’honneur de la première cinéaste, entend valoriser son héritage prestigieux et méconnu pour encourager les réalisatrices à monter de nouveaux projets.
Cinq films en compétition, un jury paritaire composé de professionnels
Les cinq films finalistes de cette première édition ont été sélectionnés par les internautes qui ont voté via cinewoman.fr. Six jurés représentant l’ensemble de la profession du cinéma ont décerné aujourd’hui le Prix Alice Guy :
la productrice Christie Molia, l’actrice et réalisatrice Margot Abascal, le journaliste Jean-Pierre Lavoignat, la chercheuse universitaire Yola le Cainec, le comédien Vincent Dedienne et le programmateur de cinéma Lorenzo Chammah, ont débattu pour décerner ce prix à l’une de ces cinq finalistes :
- La Belle et la Meute de Kaouther Ben Hania
- Grave de Julia Ducournau
- Aurore de Blandine Lenoir
- Jeune femme de Leonor Serraille
- Paris la Blanche de Lidia Terki

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